La qualité des fondations est fondamentale pour assurer la durabilité, la stabilité et la sécurité d’un bâtiment. À La Baule-Escoublac, comme dans toute commune française située en zone tempérée et parfois soumise à des contextes géotechniques variables (sols argileux, humidité du littoral, variations saisonnières), une mauvaise exécution des fondations peut avoir des conséquences graves, tant sur le plan structurel qu’en termes de sécurité des occupants, de valeur patrimoniale et de conformité réglementaire.

En France, le DTU 13.1 « Fondations pour les bâtiments » est la norme principale qui régit la conception et l’exécution des fondations superficielles et semi-profondes (semelles isolées, filantes, radiers, etc.). Ce document, révisé et publié en septembre 2019, remplace les anciens DTU 13.11 et 13.12 et intègre des règles précises de mise en œuvre, de dimensionnement et d’étude géotechnique préalable. Il impose notamment la réalisation d’une étude de sol G2 PRO avant exécution dans de nombreux cas, afin de bien adapter la fondation à la nature du terrain et éviter les pathologies observées lorsque cette étape est négligée.
1. Tassements différentiels et fissurations structurelles
Lorsque les fondations sont mal dimensionnées ou mal exécutées (profondeur insuffisante, béton mal dosé, ferraillage non conforme, compactage du sol défaillant), le sol peut subir des tassements irréguliers. Ces tassements différentiels entraînent des déformations inégales de l’ouvrage : fissures verticales ou diagonales sur les murs, fissures dans les planchers et les murs, et joints de maçonnerie ouverts.
Ces désordres ne sont pas seulement esthétiques : ils indiquent une perte d’intégrité structurale. À La Baule-Escoublac, où les sols peuvent être sensibles aux variations d’humidité (proches du littoral ou argileux), ces phénomènes peuvent être accentués par des cycles de contraction/dilatation du sol, surtout en absence d’étude géotechnique adaptée.

2. Risque d’affaissement ou d’effondrement partiel
Un tassement excessif, surtout s’il n’est pas uniforme, peut mener à l’affaissement d’une partie de l’ouvrage, voire à l’effondrement partiel dans les cas les plus sévères. Cela constitue un danger réel pour la sécurité des occupants et des riverains, particulièrement pour les maisons mitoyennes ou les bâtiments de faible hauteur. Les portes et fenêtres deviennent difficiles à ouvrir ou à fermer, les sols s’inclinent, et dans les pires scénarios, des sections de mur peuvent perdre leur portance.
3. Infiltrations, humidité et pathologies secondaires
Des fondations mal exécutées entraînent souvent une étanchéité insuffisante et une mauvaise gestion des eaux souterraines ou de ruissellement. Sans respect des règles relatives à l’assise hors gel, au drainage périphérique ou à l’évacuation des eaux (éléments également couverts par les DTU appropriés), l’eau peut s’infiltrer dans le vide sanitaire, accélérer la corrosion des armatures ou provoquer des remontées capillaires dans les murs.
À La Baule-Escoublac, la proximité de la mer peut accentuer ces phénomènes si le profil hydrologique local n’est pas correctement pris en compte lors des études préalables.
4. Coûts accrus et difficultés d’assurance
Les dégâts liés à des fondations mal exécutées ne se limitent pas à des réparations esthétiques : ils demandent souvent des travaux coûteux de reprise en sous-œuvre, d’injection de résines ou de renforcement structural. De plus, les assurances construction (dommages-ouvrage) exigent le respect des DTU et, en cas de non-conformité avérée, peuvent refuser la prise en charge des sinistres.
5. Dévaluation du patrimoine immobilier
Un bâtiment présentant des pathologies de fondation devient moins attractif sur le marché immobilier. Les acquéreurs potentiels ou les experts immobiliers facturent souvent des diagnostics plus approfondis et ajustent considérablement leur offre à la baisse, affectant la valeur du bien.

Conclusion : Respecter les prescriptions du DTU 13 (notamment 13.1), réaliser des études de sol sérieuses et exécuter les fondations selon les règles de l’art sont des impératifs pour garantir la pérennité, la sécurité et la valeur d’un ouvrage à La Baule-Escoublac. Ignorer ces prescriptions expose à des conséquences structurelles graves, des risques pour la santé et la sécurité, des surcoûts importants et des complications d’assurance substantielles.
Dans notre cas de figure; le propriétaire n’a pas jugé bon de laisser les semelles sous assise et les RISQUES sont majeurs; à ce stade il est urgent de traiter une reprise en sous oeuvre sans attendre. Contacter NF Expertise qui saura vous accompagner dans cette démarche…
