Litige en cours de TRAVAUX Comment régler une situation de BLOCAGE et la CONCILIATION Amiable entre les parties…
Dans le secteur du bâtiment, qu’il s’agisse de travaux en rénovation ou en construction neuve, le litige est une réalité fréquente. Retards, malfaçons, non-conformité aux normes, désaccords financiers ou divergences d’interprétation contractuelle peuvent rapidement dégénérer. Lorsqu’un différend conduit au blocage du chantier, les conséquences sont souvent désastreuses : pertes financières importantes, désorganisation technique, tensions humaines et dégradation durable des relations entre les parties. Anticiper et gérer un litige avant l’arrêt des travaux est donc essentiel.
La première étape consiste à identifier précisément l’origine du désaccord. Est-il d’ordre technique (non-respect des règles de l’art, défaut de mise en œuvre, non-conformité aux normes en vigueur), administratif (autorisation, modification du projet), contractuel (avenants, délais, pénalités) ou financier (factures contestées, situations de travaux) ? Une analyse factuelle et documentée permet d’éviter l’escalade émotionnelle. Dans le domaine de la construction, la traçabilité est primordiale : comptes rendus de chantier, courriels, procès-verbaux, photos datées et devis signés constituent des éléments déterminants.

Avant toute procédure judiciaire, plusieurs recours amiables existent. La mise au point technique contradictoire sur site, réunissant maître d’ouvrage, maître d’œuvre, entreprises et, si nécessaire, un expert indépendant, permet souvent de clarifier les responsabilités. La médiation conventionnelle représente également une solution efficace : encadrée par les articles du Code de procédure civile, elle favorise un dialogue structuré avec l’aide d’un tiers neutre. Dans certains cas, la conciliation peut être organisée avec l’assistance d’un conciliateur de justice ou d’un expert privé mandaté par les parties.
L’expertise amiable contradictoire constitue un levier particulièrement pertinent. Contrairement à l’expertise judiciaire ordonnée par un tribunal, elle est volontaire et plus rapide. Elle permet d’évaluer techniquement les désordres, d’en déterminer les causes et de proposer des solutions correctives chiffrées. Cette approche préserve la continuité du chantier en définissant un protocole de reprise ou d’adaptation des travaux, sans attendre des délais judiciaires souvent longs et coûteux.
C’est dans ce contexte qu’un cabinet spécialisé comme NFB Expertise peut intervenir. Son rôle est d’apporter une analyse technique indépendante, fondée sur les normes en vigueur et les règles professionnelles du bâtiment. En matière de construction, le respect des DTU, des Eurocodes et des réglementations applicables aux bâtiments publics ou privés est central. Une expertise rigoureuse permet d’objectiver le débat et d’éviter les interprétations subjectives.
Le cabinet peut intervenir à différents niveaux : constat technique des désordres, analyse des documents contractuels, vérification de la conformité aux normes, estimation des coûts de reprise et évaluation des responsabilités potentielles. Cette approche méthodique permet de sécuriser juridiquement les échanges sans engager immédiatement une procédure contentieuse.
Au-delà de l’analyse technique, l’accompagnement stratégique est déterminant. L’objectif n’est pas de désigner un “responsable” à tout prix, mais de rechercher une solution opérationnelle permettant la poursuite du chantier. Une réunion de conciliation structurée, appuyée par un rapport clair et argumenté, facilite la négociation d’un protocole d’accord : répartition des coûts de reprise, ajustement des délais, rédaction d’avenants ou mise en place d’un planning correctif.
Sur le plan humain, cette démarche apaise les tensions. Le blocage d’un chantier fragilise la confiance entre maître d’ouvrage et entreprises, impacte les équipes sur le terrain et peut nuire à la réputation de tous les intervenants. Une gestion anticipée et professionnelle du litige démontre une volonté de coopération et de responsabilité.
En définitive, prévenir l’arrêt d’un chantier passe par la transparence, la réactivité et l’intervention rapide d’un expert indépendant. Le recours à une expertise amiable permet souvent d’éviter la judiciarisation, de réduire les coûts et de préserver les relations contractuelles. Dans un contexte où les enjeux économiques et techniques sont majeurs, privilégier la conciliation représente non seulement une solution pragmatique, mais aussi un choix stratégique pour sécuriser durablement les opérations de construction.
